Guide de survie en territoire parisien
- Alex Herrera
- 3 mai 2016
- 2 min de lecture

S'installer ici ou là. Partir pour vivre une nouvelle aventure. Un autre pays en vue? L’un des grands avantages que possèdent les linguistes est celui de pouvoir voyager sans craindre face à l’obstacle de la langue. Mais pouvoir communiquer n’est pas tout.
Paris est l’une des villes les plus visitées au monde. Son charme, son histoire, son image attirent nombre de touristes et d’immigrants, ou d'expatriés aux bourses pleines, en quête de nouveaux horizons. Pourtant, sous ses airs de dame distinguée, la ville lumière ne brille pas toujours comme on le penserait.
Afin de réduire les obstacles à l’immigration, voire de les éliminer, il est primordial d’arriver avec un emploi de longue durée (ou d’en obtenir un rapidement). Le travail est la clef de voute pour financer tous les besoins et le reste du séjour à durée indéterminée. Pas de travail c’est pas de logement, pas de compte bancaire et pas de sécurité sociale (et aucun moyen d’acquérir un numéro de téléphone français).
Une fois l’emploi en poche, l’immigrant peut se mettre à la recherche d’un toit. Très rapidement, il se rendra compte que les seuls appartements parisiens intra-muros qu’il pourra se permettre font 9m² et se situent au 6e étage d’un immeuble sans ascenseur (généralement meublés, certains coutent entre 500 et 600 euros par mois). Lorsqu’un propriétaire accepte enfin de faire visiter son bien, il exigera une série de documents destinés à constituer un dossier de location. Bienvenu en enfer ! Comme tout bon nouveau parisien, il faudra se présenter en possession d’une copie de la carte d’identité (ça passe mieux si elle est française), des trois dernières fiches de paie ou du contrat de travail, d’un RIB (donc d’un compte, pour la création duquel il faut une adresse française) et des mêmes documents pour les garants (français, sinon ça ne compte pas), le tout affublé d’un chapeau napoléonien, à cloche-pied et en chantant du Claude François.
Si le dossier, ainsi constitué, convient au propriétaire et/ou à l’agence, l’immigrant pourra enfin organiser une pendaison de crémaillère après avoir signé le contrat d’habitation, s’être acquitté des règlements demandés et avoir présenté une preuve d’assurance habitation. Home Sweet Home !
Quelques mois de dur labeur plus tard, le nouveau parisien va devoir s’inscrire à la sécurité sociale. Cette étape est des plus aisées, à condition de présenter absolument tous les documents exigés. Le moindre oubli est sanctionné d’un ajournement de l’étude du dossier, et il faudra revenir avec les papiers manquants. Attention, également, de ne pas avoir la moindre tare qui pourrait troubler l’administration française – comme indiquer être de nationalité espagnole et fournir un acte de naissance belge ou s’appeler Rodriguez Rodriguez.
Quand il aura passé avec succès toutes les étapes et surmonté les divers obstacles qui se seront présentés sur sa route, l’immigrant pourra enfin se sentir chez soi et se targuer de vivre à Paris.
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